LE SILO U1

Présentation de la structure

Implanté dans les anciennes usines à biscuits Belin, Le Silo U1, pôle d’expositions temporaires municipal propose des temps de diffusion en lien avec les projets d’artistes émergents ainsi que des artistes professionnels reconnus et implantés dans la région depuis longtemps.
Situé dans un territoire isolé, en milieu rural, il favorise les projets qui permettront par la suite de répondre à une politique d’accès facilité à la culture en proposant un accès libre et gratuit ainsi que des actions de médiation pour s’approprier les formes de l’art contemporain.
De par son architecture industrielle, son aspect originel brut et ses volumes monumentaux, le Silo U1 favorise l’exposition d’œuvres en volume ou de très grandes dimensions, parfois créées in-situ.

 

 N° 4 Tempo di valse (poco vivace - « à l'orgue de Barbarie »
Tourbillon de 4 notes.
N° 4 Tempo di valse (poco vivace - « à l'orgue de Barbarie » Tourbillon de 4 notes.

Informations pratiques

Adresse : 53 rue Paul Doucet — 02400 Château-Thierry
Téléphone : 09 72 62 37 31
Mail : artsvisuels@ville-chateau-thierry.fr
Instagram : @le.silo.u1
Modalités de réservation : Entrée libre
Tarifs : gratuit
Horaires : samedi 13 juin 2026 à 15h

N° 5 Rubata. Lamentoso
Rappel de la pièce N° 2. La coda avec le sol répété 7 fois. Le thème est enrichi d'un canon et des variations.
N° 5 Rubata. Lamentoso Rappel de la pièce N° 2. La coda avec le sol répété 7 fois. Le thème est enrichi d'un canon et des variations.

Présentation du projet pour le Printemps du dessin 

  • Performance de Salim Le Kouaghet – dessin et musique
    Dans le cadre de l’exposition "Echos de mémoire, 1975-2026" : le samedi 13 juin 2026

Chez Salim Le Kouaghet, l’alif surgit d’un geste de déchirure. Ligne première et fondatrice, elle ouvre un champ où la graphie se répète, se transforme, se réinvente portée par la mémoire et un retour à l’origine. Ligne insistante, elle impose sa propre cadence. En écho, Gyorgy Ligeti, avec Musica ricercata (1951–1953), reconstruit un langage musical à partir d’un vocabulaire minimal : une note, une tension, une contrainte.
Deux démarches, un même mouvement : bâtir depuis le presque rien.
Interprétées par un(e) pianiste, plusieurs pièces de Musica ricercata deviennent le souffle du geste. La graphie de Salim ne se contente pas d’accompagner la musique : elle en éprouve les ruptures, les pulsations, les silences. Le dessin devient un acte en train de se faire. La performance transforme ainsi le trait en un lieu de passage ; entre maîtrise et débordement, apparition et retrait, structure et vibration. Elle ne raconte pas l’origine du signe ; elle la rejoue comme une énergie en mouvement.

Texte Yasmine Azzi-Kohlhepp